Grenoble-Isère possède des atouts de premier rang en France et en Europe dans les nouvelles technologies de l'énergie
Avec 500 emplois dans la recherche répartis entre le CEA, le CNRS et les universités, 900 étudiants dans les filières d'enseignement supérieur à l'INPG, l'UJF et l'UPMF et 10 000 emplois dans l'industrie, Grenoble-Isère possède des atouts de premier rang en France et en Europe dans les nouvelles technologies de l'énergie. Le département de l'Isère place ces technologies parmi les projets de développement économique les plus porteurs pour les prochaines années. Des acteurs industriels de grand renom, tels qu'Air Liquide et Axane, Alstom, Photowatt, Schneider Electric, MGE UPS SYSTEMS, Sogreah, Gaz Electricité de Grenoble... sont présents sur le territoire aux côtés de sous-traitants en travail des métaux, en informatique, en instrumentation et en mécanique.
Ancrées dans un tissu scientifique et industriel très diversifié et de reconnaissance internationale, les nouvelles technologies de l'énergie bénéficient, dans le département de l'Isère, d'une longue tradition de savoir-faire et de compétences dans les domaines du génie électrique, de la physique, des sciences des matériaux, de l'électrochimie, de l'hydroélectricité, de la chimie, de la micro-électronique et de l'informatique.
En effet, depuis la fin du XIXè siècle, le développement économique et technologique de Grenoble-Isère a reposé sur l'essor des technologies de l'énergie, tout d'abord l'hydroélectricité puis le nucléaire.
En 1869, Aristide Bergès, le père de la houille blanche, découvrait le potentiel de l'énergie produite par les chutes d'eau. Cette découverte entraîna le développement de nombreuses activités liées à la production de l'électricité : turbines, conduites, câbles, équipements électriques... et marqua un tournant majeur dans toutes les industries de la région. Avec l'installation du Commissariat à l'énergie atomique sur l'ancien polygone militaire de Grenoble, dans les années 1950, Grenoble voit la construction d'un premier puis d'un deuxième réacteur nucléaire nécessaires aux expériences du physicien Louis Néel, spécialiste des corps magnétiques.
Ces deux activités, l'hydroélectricité et le nucléaire, ont permis de développer de nombreux savoir-faire spécifiques dans les universités, les centres de recherche et dans les industries iséroises telles que :
Parmi les différentes sources d'énergies renouvelables, comme l'hydraulique, l'éolien, la géothermie, la biomasse..., l'énergie solaire occupe une place de choix car elle est abondante et répartie de façon assez uniforme sur la planète. Elle permet une production délocalisée d'énergie, à la fois électrique et thermique, pour une utilisation dans l'habitat et le tertiaire. Le marché potentiel est donc immense. Le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes sont très bien positionnés dans ce domaine. Plusieurs entreprises, dont Photowatt installée à Bourgoin Jallieu, des laboratoires de recherche dont le CEA/Liten à Grenoble, des écoles d'ingénieurs dont l'INPG à Grenoble constituent un socle de compétences reconnu. L'Institut de l'Energie Solaire, installé en Savoie et dont la construction sera terminée en 2007, regroupera plusieurs équipes de recherche du CEA, du CNRS et du CSTB et des acteurs industriels locaux.
La filière hydrogène et pile à combustible est une des pistes que Grenoble-Isère a choisi de privilégier pour des applications dans le transport et dans les usages stationnaires. Cette filière possède toutes les composantes nécessaires à un développement de qualité. Le CEA avec le Liten, les universités, le CNRS et les entreprises avec Air Liquide et Axane forment un socle de compétences reconnu. Au total, 200 personnes travaillent dans la recherche publique sur la filière hydrogène et pile à combustible. Grenoble-Isère est un des plus importants pôles de recherche dans ce secteur en France.
Les microsources d'énergies embarquées se situent au croisement des avancées technologiques des micro-nanotechnologies et de l'électrochimie pour les matériaux énergétiques. En effet, les chercheurs grenoblois développent les microsources d'énergie en mettant à profit leur savoir-faire en microélectronique, en appliquant aux piles à combustible les techniques de fabrication des circuits imprimés et en s'appuyant sur des matériaux mieux adaptés à la microélectronique, notamment à la mise en oeuvre de dépôt de couches minces. La miniaturisation de l'électronique portable requiert des générateurs d'énergie de plus en plus petits, de plus en plus fiables, de plus en plus puissants et bénéficiant d'un maximum d'autonomie. Les marchés sont, bien sûr, les objets de grande consommation, téléphone et ordinateur portables, mais aussi le secteur militaire et les domaines de la santé et de la sécurité. Les microsources d'énergie pour objets nomades, domaine très pointu et porteur de développements énormes, bénéficient des atouts de renommée internationale de Grenoble-Isère dans le domaine des micro-nanotechnologies.
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For d'un potentiel unique en Europe, dans les domaines de l'informatique, de l'électronique et de la production et dictribution d'électricité, Grenoble-Isère, berceau de la houille blanche, et pionnier dans le développement des technologies de l'énergie, compte de nombreux acteurs industriels, scientifiques et universitaires réunis autour de la thématique gestion intelligente de l'énergie. Au croisement des technologies et des préoccupations économiques, sociétales et environnementales actuelles, la gestion intelligente de l'énergie concerne autant les équipements de distribution que les infrastructures informatiques, de la source énergétique au consommateur final.
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