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Actualités des entreprises, tissu économique, territoires de Grenoble-Isère

04 juillet 2017

Ambassadeur Alpes Is(h)ere : Florence Lambert, directrice du CEA Liten

« Un écosystème vraiment incroyable dans les énergies renouvelables »

 

Formée à Grenoble INP, cette spécialiste des batteries dirige depuis quatre ans le CEA Liten, un institut de recherche dédié aux énergies renouvelables. Ambassadrice passionnée de son territoire, Florence Lambert s’emploie à accroître le rayonnement international de l’écosystème local en nouant des relations avec les plus grands centres de recherche mondiaux. Le CEA Liten vient ainsi de  signer un protocole d’entente avec l’institut de recherche taiwanais ITRI (Industrial Technology Research Institute) visant à développer les échanges d’informations, la circulation des étudiants, et à favoriser l’exportation des technologies françaises.

 

Pouvez-vous nous présenter le CEA Liten ?
Le CEA Liten est l’un des trois principaux centres de recherche mondiaux sur les énergies renouvelables — avec le NREL (National Renewable Energy Laboratory) aux États-Unis et le Fraunhofer en Allemagne. Il emploie environ 1 200 personnes entre Grenoble et Chambéry. Sa spécificité est de couvrir toute la chaîne de valeur, de la synthèse des matériaux à la pré-industrialisation des composants. Le CEA Liten est l’un des laboratoires les plus innovants dans ce domaine : il gère un portefeuille de 1 500 brevets et en dépose environ 240 par an. Positionné à l’interface entre la recherche amont et l’industrie, il passe environ 400 contrats de recherche par an avec des entreprises — start-up ou grands groupes— et leur donne accès à quatorze plateformes technologiques couvrant l’ensemble des thématiques des énergies renouvelables : photovoltaïque, bioressources, production et stockage de l’hydrogène, batteries, etc.

 

Pourquoi le CEA Liten vient-il de signer un accord l’institut taiwanais ITRI ?
Nous travaillons depuis deux ans à renforcer la dimension internationale du CEA Liten en nouant des alliances avec les meilleurs centres de recherche au niveau mondial. Le protocole d’entente que nous venons de signer avec l’ITRI (Industrial Technology Research Institute) s’inscrit dans cette logique. . D’ailleurs, l’AEPI a joué un rôle de facilitateur dans la mise en relation avec ce centre de recherche. Cet accord va nous permettre d’avoir un partenaire privilégié en Asie, où opèrent un grand nombre d’acteurs impliqués dans les énergies renouvelables. Nous avons également lancé des coopérations avec l’NREL et le MIT aux États-Unis, mais aussi avec les pays émergents intéressés par les énergies renouvelables, comme la Tunisie, le Maroc et bien sûr l’Inde, pays qui affiche de très grandes ambitions dans le solaire. Ces liens vont faciliter les échanges d’informations, la circulation des étudiants, mais aussi l’exportation des technologies françaises.

 

Pourquoi avez-vous choisi de faire votre carrière à Grenoble ?
J’y suis née et j’y ai fait mes études — au lycée Champollion et à Grenoble INP. Au-delà de ça, nous avons la chance d’avoir un écosystème vraiment incroyable dans les énergies renouvelables. Au niveau de la recherche et de la formation, il y a le CEA Liten mais aussi Grenoble INP, l’UJF et le CNRS, et nous collaborons étroitement dans le cadre de l’Institut Carnot Energies du Futur ; nous avons un tissu industriel très dynamique puisque la région Auvergne-Rhône-Alpes concentre 75 % des acteurs français de filière hydrogène par exemple. Et les collectivités jouent pleinement leur rôle en favorisant le déploiement de démonstrateurs à grande échelle — comme le projet HyWay qui a permis de développer la première flotte captive européenne de véhicules à hydrogène. Notre ambition est aujourd’hui de reproduire dans les énergies renouvelables ce que le CEA a réussi dans la micro-électronique durant ces dernières décennies.

 

Chronologie

  • 2000 : thèse de doctorat à Grenoble INP (Études des modes de vieillissement des batteries au plomb utilisées dans les systèmes photovoltaïques)
  • 2003 : premier poste de management au CEA Cadarache
  • 2006 : participe à la création d’un centre de recherche sur l’énergie solaire à Chambéry devenu aujourd’hui l’INES
  • 2009 : directrice du département Transport du CEA Liten
  • 2013 : directrice générale du CEA Liten
  • 2014 : pilote le plan sur le stockage de l’énergie de la Nouvelle France Industrielle.

 

A propos des Ambassadeurs Alpes Is(h)ere, la communauté de ceux qui font rayonner l'Isère

Afin de maintenir le dynamisme économique du Département de l’Isère, et dans un contexte de concurrence internationale entre les territoires, l’AEPI fédère une communauté des Ambassadeurs Alpes Is(h)ere. Entrepreneur, ingénieur, chercheur, étudiant, artiste ou sportif, chacun est à son niveau un ambassadeur. En partageant votre attachement à l’Isère, vous pouvez être amené à promouvoir les atouts de l’Isère au sein de votre réseau et dans le cadre de votre activité professionnelle.
L'AEPI est à vos côtés pour vous aider à promouvoir les atouts et les valeurs du territoire en toutes circonstances, en France et à l'étranger.
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