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25 août 2017

Grenoble rayonne aussi par l'Art !

Si Grenoble est particulièrement connue comme capitale des Alpes offrant à ses habitants et vacanciers un écrin naturel propice aux escapades, ses activités culturelles ne doivent pas être sous-estimées car elles procurent également de belles sources d'évasion.

 

La ville est dotée de nombreux musées (Musée d'Archéologie de Grenoble Saint-Laurent, Musée de l'Ancien Evêché, Musée Dauphinois, Musée Stendhal, Musée A.Raymond, Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère...) dont un rayonne tout particulièrement : le Musée de Grenoble, reconnu comme faisant partie des plus beaux musées de France.

 

La plus importante collection française d’art moderne après le Centre Pompidou

 

Créé en 1798, ce musée au très bel espace architectural présente plus de 900 œuvres. Ses collections, enrichies au fil du temps par la clairvoyance et les choix audacieux de ses conservateurs,  permettent de parcourir l’histoire de la peinture occidentale depuis le 13e siècle. Pour chaque période, le visiteur découvrira des œuvres de premier plan : de grands chefs-d’œuvre de la peinture classique flamande, néerlandaise, italienne, espagnole.

 

Sa collection d'art moderne est la plus importante en France après celle du Musée national d'art moderne / Centre Pompidou à Paris. Elle fut même la première collection publique d'art moderne sous l'impulsion du conservateur Andry-Farcy (de 1919 à 1949) soutenu par les artistes. La générosité d'Henri Matisse et de Pablo Picasso en particulier, permirent au Musée d'être le premier à exposer leurs tableaux. Les conservateurs successifs, également avant-gardistes, n’ont eu de cesse d’enrichir la collection aujourd'hui connue et reconnue bien au-delà des Alpes avec ses Chagall, Giacometti, Klee, Magritte, Van Dongen, Picabia, Modigliani, Warhol ou encore de Staël.

 

Deux prêts d'oeuvres en moyenne par semaine dans le monde

 

Cette richesse et cette diversité font du Musée de Grenoble un acteur qui compte dans le monde de l'art. Chaque semaine deux œuvres, en moyenne, quittent la capitale alpine dans le cadre de prêts réalisés en France et à l'étranger, sa collection du 20e étant particulièrement demandée. Une reconnaissance d'autant plus réjouissante que ces œuvres, au moment de leur acquisition, avaient été décriées par le conservatisme de l'époque.

 

Entre mars et juin 2017, une quarantaine de tableaux  sont en mouvement. C'est par exemple le cas de  Fleurs de Frédéric BAZILLE qui a rejoint la National Gallery of Art de Washington aux Etats-Unis ou  Le Scaphandrier des nuages d'Enrico PRAMPOLINI qui a pris ses quartiers au Museum Sztuki w Lodzi de Lodz en Pologne, ou encore La petite mulâtresse d'Henri MATISSE exposée à la Galleria d’Arte Moderna e Contemporanea de Turin en Italie. Des établissements basés au Japon, en Chine, en Corée, en Russie, en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Suisse sont des interlocuteurs réguliers.

 

Des expositions temporaires qui attirent le monde entier

 

La qualité des œuvres et la renommée des artistes motivent bien entendu les demandes de prêt, mais pas uniquement. Dans l'art aussi, les collaborations et les réseaux sont importants. Ainsi le Musée de Grenoble fait partie de FRAME (FRench American Museum Exchange), une association qui rassemble  trente grands musées de France et d’Amérique du nord. Son objectif : promouvoir la coopération culturelle, notamment par des échanges et des partenariats entre musées. Ses membres développent ensemble des programmes innovants et des expériences pour leurs publics. C'est dans ce cadre que le Musée de Grenoble a organisé l'exposition Georgia O’Keeffe qui a attiré plus de
42 000 visiteurs.

 

Un partenariat avec le Centre Pompidou lui a permis de monter l’exposition Kandinsky : Les années parisiennes (1933 – 1944). Il s'agissait de la première manifestation en France depuis 1972 consacrée spécifiquement aux dix dernières années de l'artiste. Composée d’un ensemble exceptionnel prêté par le Centre Pompidou et de tableaux provenant d’autres grandes institutions internationales, elle a attiré 115.366 visiteurs, un record pour un musée non parisien.

 

Aujourd'hui, le Musée de Grenoble poursuit la dynamique d'enrichissement des collections tout en s'attachant à faire connaître l'ensemble des œuvres qu'il détient. Ainsi, en 2018, il publiera un catalogue de sa collection de dessins du 19e  qui mobilisera des experts étrangers, lui offrant une nouvelle occasion de rayonner bien au-delà des frontières françaises.