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18 mars 2014

Grenoble reconnue à l’échelle internationale comme une terre d’innovation

La capitale dauphinoise vient de recevoir deux distinctions : la Commission Européenne l’a compté parmi les 3 finalistes des capitales européennes de l’innovation (iCapitale) ; le FDI Intelligence la positionne au 17ème rang du Top 25 des villes du futur.

Prochaine étape : la candidature à la French Tech.
Grenoble, 12 mars 2014 - Après Forbes en août 2013 qui positionnait Grenoble au 5ème rang des villes les plus inventives dans le monde, c’est au tour de la Commission Européenne puis de FDI Intelligence de distinguer la ville comme un haut lieu de l’innovation eu Europe et dans le monde.
 

La Commission Européenne l’a en effet nominée parmi les 3 finalistes du prix de la capitale européenne de l’innovation ou iCapitale qu’elle remet cette année pour la toute première fois : Grenoble a été distinguée par le groupe d’experts indépendants chargés d’élire la iCapitale pour la force de son écosystème, les initiatives qu’elle a mises en place (cf. investissements dans des projets ayant permis des avancées scientifiques et technologiques grâce à des synergies entre la recherche, l’enseignement et l’industrie) et ses capacités d’innovation dans le futur. Avec Groningen et Barcelone, les 2 autres villes lauréates, elle est appelée à former un réseau de capitales à même de partager les idées les plus porteuses pour l’avenir.


FDI Intelligence, de FDI Magazine du groupe Financial Times, a également nominé Grenoble pour différents prix et l’a classée au 17ème rang de son Top 25 des villes du futur. Grenoble figure également à la 5ème place du Top 10 des « small european cities pour la stratégie ». Ce classement effectué par FDI Intelligence vient à nouveau récompenser la force d’innovation de la ville rhônalpine.

« C’est une vraie fierté de voir Grenoble progresser dans le classement du FDI Intelligence pour faire aujourd’hui partie des 25 villes mondiales les plus attractives en termes d’investissements. Classée 5ème ville la plus inventive au monde par Forbes en juillet 2013 et faisant partie des 3 finalistes pour le concours de la capitale européenne de l’innovation lancé par la Commission européenne, Grenoble est incontestablement marquée du sceau de l’innovation. Allié à la performance de notre écosystème et à la qualité du cadre de vie, c’est sans doute ce qui permet à Grenoble d’être si attractive et je ne peux que m’en réjouir », réagit Michel Destot, Député Maire de Grenoble.

Ces classements trouvent directement leurs explications dans les indicateurs socio-économiques qui ont été récemment consolidés et publiés par l’AEPI pour l’année 2013.


- Un écosystème très performant :

Depuis 150 ans, l’industrie, la recherche et la formation travaillent de concert, soutenus par les collectivités territoriales. A chaque révolution industrielle que le territoire a traversé, le triptyque a su se mettre en mouvement et assurer cette dynamique d’innovation. Ce modèle de développement économique a notamment inspiré le dispositif français des pôles de compétitivité qui ont vu le jour en juillet 2005 – dont quatre couvrent aujourd’hui son territoire : Minalogic et Tenerrdis Alexera et Lyonbiopole.

Grenoble s’est par ailleurs doté d’infrastructures simplifiant et accélérant le développement des innovations : MINATEC dédié aux micro-nanotechnologies, mais aussi Clinatec et Biopolis sur les biotechs-medtechs, PREDIS sur les smartgid et les piles à combustible, Pétale en lien avec l’incubateur GRAIN, etc. Les uns et les autres mettent à disposition des laboratoires et/ou salles blanches, des plateformes de développement, des démonstrateurs, des services, etc. pour faciliter les travaux des équipes de recherche et accélérer le passage de l’idée au produit.

Enfin GIANT (Grenoble Innovation for Advanced New Technologies) lancé en 2007, est un campus d’innovation mondial situé sur la presqu'île scientifique grenobloise. Proche du modèle du MIT, GIANT investit plus d’un milliard d’euros pour organiser la collaboration la plus étroite possible entre chercheurs, enseignants, étudiants et industriels afin d’accélérer l’émergence d’innovations en santé, nouvelles énergies et technologies de l’information.
 

- Une forte concentration de compétences de très haut niveau 100% tournées vers l’innovation :

25 000 actifs travaillent dans la recherche. Avec 7,1% d’emplois en conception-recherche, Grenoble compte la plus forte densité d’emplois de chercheurs de France devant Toulouse, Paris ou encore Lyon. 1/3 de ces emplois relève de la recherche privée.

A cela s’ajoute 8,3% d’emplois ingénieurs, soit la 2ème concentration la plus élevée en France après Toulouse (8,5%) et devant Paris (7,7%)

Plusieurs chercheurs de Grenoble ont obtenu les plus hautes distinctions dans leur domaine : 3 prix Nobel de Physique (1961,1970, 1985), 2 prix Nobel de chimie (2009, 2012), 1 prix Turing[1] (2007), 1 prix Blue Planet[2] (2008), 1 prix Draper[3] (2014)

Enfin, 7,69 brevets pour 10 000 habitants ont été déposés en 2012[4] .

Le bassin économique concentre pas moins de 5 grands instruments de recherche internationaux : ESRF (European Synchrotron Radiation Facility), ILL (Institut Laue Langevin), EMBL (European Molecular Biology Laboratory), GHMLF (Laboratoire National des Champs Magnétiques Intenses) et IRAM (Institut de Radioastronomie Millimétrique). Il réunit également plusieurs laboratoires de recherche de renommée mondiale dont le LETI, le LITEN, l’IBS, le LIG, etc.

Derniers chiffres : Grenoble est une ville résolument tournée vers l’avenir et portée par les jeunes générations. 1 habitant sur 5 est étudiant[5] , dont 42% dans des filières scientifiques. 10,6% sont des étudiants étrangers, soit le taux le plus élevé de France.
 

- Une dynamique économique forte qui soutient la démarche d’innovation

Au cours des 10 dernières années, Grenoble a vu naître 200 start-ups issues de la recherche publique dont Movea, Fluoptics, Eveon, Ethera, Motwin, Hulltimo, Wizbii, iSKN, Cytoo, Probayes, Synapcell, Synthelis, Alpao, Tera Environnement, Praxim, Xenocs, Paxitech, Arnano, Prollion, Tiempo…et bien d’autres.

La capitale dauphinoise attire aussi les entreprises à capitaux étrangers qui accueillent 4 emplois industriels sur 10 (la moyenne française étant 2,5 emplois industriels sur 10 proposées par des entreprises à capitaux étrangers). Cette situation n’est pas nouvelle ; elle a surtout été récemment reconfirmée : en 1971, Bill Hewlett et Dave Packard avaient choisi Grenoble pour s’implanter, HP y ayant conservé depuis l’un de ses plus importants centres de R&D. En 2013, de nouveaux leaders mondiaux emblématiques du secteur l’IT arrivent sur l’agglomération grenobloise dont Salesforce qui y a installé l’un de ses principaux sites de R&D.

Par ailleurs, le territoire grenoblois a su maintenir des activités industrielles qui comptent encore pour 16% des emplois du département (contre 12% au niveau national). Sont toujours présents sur le territoire grenoblois diverses industries, dont plusieurs sont portées par des leaders mondiaux nés en Isère : STMicroelectronics, Schneider Electric (ex Merlin Gerin), Soitec, Capgemini, Petzl, Poma, A Raymond, Rossignol, Vicat, Radiall, Teisseire, Airstar, etc.

Conséquence : le département est moins impacté par la hausse du chômage en 2013 qui n’a été que de +0,2% en Isère et +0,6% en Rhône-Alpes, contre +5,7% au niveau national.

 

[1] équivalent prix Nobel en informatique

[2] équivalent prix Nobel en environnement

[3] équivalent prix Nobel pour les ingénieurs

[4] source INPI

[5] source INSEE