S'informer

S'informer

Actualités des entreprises, tissu économique, territoires de Grenoble-Isère

02 juin 2014

Qualité de l’air : l’AEPI présente la filière iséroise

L’agence de développement économique revient en vidéo sur la dynamique de développement de la filière professionnelle iséroise de la qualité de l’air qui compte déjà une trentaine d’acteurs : à découvrir sur AEPI Mag 7 : « Une filière émerge en Grenoble – Isère ».

Une nouvelle illustration de la force d’innovation du territoire et de son écosystème « Industrie - Recherche – Formation ».

Grenoble, le 2 juin 2014  - L’AEPI, agence de développement économique de l’Isère, vient de mettre en ligne une vidéo sur les atouts de la filière industrielle iséroise de la qualité de l’air. Développée au cours des 10 dernières années, soit avant l’adoption en 2010 de la loi sur la surveillance de la qualité de l’air extérieur et intérieur dans des établissements publics, cette filière réunit une trentaine d’acteurs intervenant à toutes les étapes de la chaîne de valeur : depuis la mise au point de capteurs de mesure jusqu’à la conception de matériaux dépolluants, en passant par la R&D sur les liens entre pollution de l’air et santé humaine.

Une prise en compte globale de l’enjeu de la qualité de l’air
La qualité de l’air est une préoccupation partagée par tous et qui fait l’objet de règlementations. La Commission européenne a adopté plusieurs directives  sur le sujet. En France, le Grenelle de l'Environnement ainsi que le 2ème  plan national santé environnement (PNSE2) ont permis non seulement d'assoir les dispositions européennes mais aussi de renforcer la réglementation. Ainsi, la France est le premier et seul pays européen à avoir légiférer sur le sujet, les décrets d’application ayant été publiés en 2011 et 2012.

Depuis, les acteurs académiques et économiques se sont mobilisés, faisant émerger une filière française de la qualité de l’air qui couvre aussi bien les enjeux de mesure (capteurs, logiciels, etc.), de mise en conformité avec la règlementation (services d’accompagnement, etc.) que la remédiation (matériaux et techniques d’assainissement de l’air).

Une forte dynamique territoriale engagée dès 2005
En Rhône-Alpes, le bilan que vient de publier Air Rhône-Alpes le 18 avril relève une amélioration globale de la qualité de l’air depuis 2005, sans occulter pour autant la persistance de difficultés.

Le département de l’Isère et Grenoble n’ont pas attendu les initiatives gouvernementales pour se mobiliser :

  • Grenoble Alpes Métropole a lancé dès 2005 son Plan Climat, devenu en 2012 le Plan Air Climat. Il fixe les objectifs du territoire et définit un programme d'actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en restant cohérent avec les objectifs des autres politiques environnementales : qualité de l'air, gestion de l'eau, lutte contre les nuisances sonores, biodiversité... Chaque partenaire du Plan Air Climat s'engage, en signant une charte, dans une démarche volontaire et suivie où les rôles de chacun sont clairement définis.
    L’agglomération proposera prochainement un pass mobilité favorisant l'intermodalité dans les déplacements pour limiter la pollution atmosphérique. En un seul lieu, l'usager aura le choix entre bus, tramway, vélo ou encore véhicule électrique.
    Elle planche également sur le "dernier kilomètre", celui qui, en termes de livraison intra-muros, est très polluant, et imagine un système de livraison par tramway.
    Des "zones d'action prioritaire air" ou encore des "zones à trafic limité" sont également à l'étude et feront l'objet de propositions dans un futur proche.
  • La recherche sur la qualité de l’air intérieur et extérieur est également très active avec, en premier lieu, les travaux du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (LGGE) . Avec les observatoires et laboratoires de surveillance de la qualité de l'air qui font régulièrement appel à ses services, il développe des analyses et outils spécifiques de mesure de la qualité de l'air et le LGGE joue un véritable rôle de conseil auprès de ces organismes.
    L'impact de la qualité de l'air sur la santé humaine est un autre axe de recherche en fort développement au sein du laboratoire. Le LGGE a ainsi noué des partenariats avec la Faculté de médecine de Grenoble, l'Institut Albert Bonniot et le CEA afin de mesurer les effets de la pollution au niveau métabolique, épidémiologique et cellulaire.
    Enfin, le LGGE travaille en étroite collaboration avec les industriels qui capitalisent sur la recherche fondamentale et appliquée du laboratoire, et sa capacité à mettre au point des méthodologies et outils spécifiques.
  • Plusieurs start ups prometteuses se sont développées en Isère à l’image de Tera Environnement et de Ethera.
    Tera Environnement, créée en 2001, est présente sur toute la chaîne de valeur de la filière - du prélèvement à la mesure, en passant par la surveillance et jusqu'au rendu d'analyse. La société poursuit par ailleurs une douzaine de projets de R&D afin de fournir des solutions innovantes aux problématiques de traitement d’air, de surveillance de la pollution, d’identification des sources de pollution ou encore d’appréhension de la contamination moléculaire dans les environnements maîtrisés.
    Ethera, créée en 2010, a quant à elle mis au point un kit de diagnostic rapide et précis de la pollution de l’air intérieur, le kit "Profil'air". Ethera propose également un "granulé piège à polluants chimiques" dénommé PureTECH. Sa technologie de capteurs nanoporeux pourrait également lui permettre de se diversifier dans des tests non invasifs basés sur l'analyse des composés organiques volatils dans l'haleine, permettant de diagnostiquer facilement et rapidement certaines maladies comme la tuberculose.
  • l’association AiR (Air Intérieur en Réseau) constituée en 2013 réunit l’ensemble des acteurs du territoire impliqué dans la qualité de l’air. Objectif de l'association : d'une part, favoriser les synergies entre les différents métiers afin de proposer une offre cohérente et facile à mettre en œuvre par les établissements recevant du public, prochainement appelés à surveiller la qualité de leur air intérieur ; d'autre part, engager des partenariats constructifs, sources de solutions innovantes pour l’amélioration de la qualité de l’air intérieur.

« La réglementation particulière de la France en matière de qualité de l'air intérieur donne une véritable longueur d'avance aux acteurs impliqués dans le domaine, notamment en Grenoble-Isère où la filière, incluant la qualité de l'air ambiant, se structure très rapidement. Les nombreux atouts de ce territoire, en particulier son écosystème “industrie - recherche – formation” ainsi que les synergies avec ses différentes compétences-clés (micro nanotechnologies, logiciel, technologies médicales, santé...) sauront soutenir ce secteur d'avenir qui, demain, permettra à chacun de connaitre précisément la qualité de l'air qui l'entoure, à l'intérieur comme à l'extérieur », commente Joëlle Seux, Directeur de l’AEPI.

Téléchargez le communiqué de presse sur la filière Qualité de l'air en Isère