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ce numéro:
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Xerox
renforce son site de Meylan
Le
numéro un mondial des technologies document a choisi de concentrer
sa matière grise en Isère.
Jusqu'à présent, le Xerox Research Centre Europe (XRCE)
regroupait son site de Meylan (140 personnes) et une entité à
Cambridge (25 personnes), en Grande Bretagne.
Le groupe américain a décidé de fermer ce dernier
laboratoire spécialisé dans l'étude des processus
de travail pour transférer l'ensemble de ses activités
de recherche en Isère.
Depuis son ouverture en 1993 dans un château du XIXe siècle
entouré de son parc, le centre de recherche dirigé par
Monica Beltrametti a déjà fait la preuve de sa capacité
d'innovation : ses travaux ont en effet généré
la création de plusieurs unités commerciales pour valoriser
ses produits, comme les outils linguistiques ou de recherche sur Internet.
Des ingénieurs informaticiens ou des mathématiciens, mais
aussi des sociologues, des anthropologues ou des spécialistes
des sciences cognitives d'une quinzaine de nationalités différentes
se côtoient désormais au sein de projets communs pour extrapoler,
à partir des comportements observés, les solutions ad
hoc de traitement du document sous toutes ses formes. Ainsi, Graham
Button, ex-directeur du laboratoire de Cambridge qui rejoint aujourd'hui
le XRCE comme directeur de la recherche, est un professeur de sociologie
de l'université
de Plymouth.De nouvelles compétences en transferts de technologies
devraient également très prochainement venir en renfort
à Meylan pour mieux récolter les fruits de la recherche.
A cette fin, une nouvelle entité spécialisée dans
la propriété intellectuelle et une unité de business
development viennent d'être constituées. Nous
allons gagner en efficacité , promet la vice-présidente
du XRCE, Monica Beltrametti.
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Focus: |
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Le
Sun lab cherche à vous joindre
Comment faire connaître à son correspondant
le moyen de
communication (orale ou écrite) le plus adéquat (pour lui
et pour vous) selon que l'on se trouve au bureau, en réunion, chez
un client
??
Voici l'une des équations que tente de résoudre le Sun Lab,
à Montbonnot.
Célèbre pour avoir inventé dans son laboratoire californien
le langage informatique Java, qui a révolutionné le Web,
ce centre de recherche de Sun Microsystems, présent également
près de Boston, a décidé pour la première
fois il y a deux ans de créer une antenne décentralisée
en Europe, dans la région grenobloise, où s'est déjà
épanoui un groupe de 200 ingénieurs -l'International Center
for Network Computing (ICNC).
Partie de deux chercheurs américains expatriés, l'équipe
compte désormais onze permanents, trois doctorants et cinq stagiaires,
qui planchent plus particulièrement sur les problèmes de
réseaux à haut débit, IPV6 (mobilité et sécurité)
et l'emploi des technologies pour le travail collaboratif.
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Faits
marquants : |
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Deux
papetiers isérois se rapprochent
Le premier, Papeteries de Lancey, fait la couverture de bien des
magazines et catalogues, de Elle à La Redoute
. Le second, le groupe Matussière &Forest, fournit
les pages intérieures de ces mêmes journaux..
Mon
tout, si le projet de rapprochement entre ces deux pionniers de la
papeterie iséroise est agréé par la Commission
des opérations de Bourse (Cob), va former l'un des tout premiers
fournisseurs français et européens de papier pour l'impression
et l'écriture (400 millions d'euros de chiffre d'affaires dont
100 millions pour les Papeteries de Lancey, sept usines au total en
France dont quatre en région grenobloise).
Nous nous rapprochons ainsi de la taille critique face aux géants
scandinaves du métier , explique Michel Soriano, directeur
général de Matussière &Forest.Le groupe coté
en Bourse et qui travaille en majeure partie à partir de fibres
recyclées exporte aujourd'hui la moitié de sa production.
20 % de celle de son partenaire de Lancey est vendue hors des frontières.
La cohérence de leur offre commune devrait encore élargir
leur horizon
auprès des grands imprimeurs et éditeurs européens.
Axane
réussit sa mission
Mission
réussie : Jean-Louis Etienne, de retour de sa mission d'exploration
de la banquise du Pôle Nord, a pu faire fonctionner sans encombre
tous ses équipements du Polar Observer, grâce à
l'énergie produite par sa pile à combustible (PAC) : le
système,
alimenté en hydrogène, totalement autonome et non polluant,
a délivré une puissance de 150 à 300 watts en continu
pendant plus de mille heures.
Pour
son fournisseur, Axane, à Sassenage, jeune filiale d'Air Liquide
créée en mai 2001, cette expédition a constitué
une belle opportunité :celle de pouvoir tester ainsi en conditions
extrêmes sa propre technologie.
Tout en bénéficiant d'un bon support médiatique
!L'opération a bien marché sur tous les plans ,
se félicite Patrick Sanglan, responsable de la société
Axane.
Le point fort de cette nouvelle PAC ? Un maintien très simple
de la membrane, remplacée en dix minutes en cas d'avarie. Forte
de ce succès, la filiale d'Air Liquide, qui bénéficie
de la longue expertise du site de Sassenage dans le domaine de l'hydrogène,
est repartie sur un nouveau programme de développement avec deux
cibles privilégiées :des petits générateurs
portables pour le grand public (qui feront office de groupe électrogène)
et des applications dans les transports publics.
BREVES
:
Le
Japonais Hamamatsu Photonics, l'un des leaders mondiaux de la
fabrication de capteurs de lumière pour le contrôle de
qualité et la métrologie, ouvre une antenne à Meylan.
Le groupe emploie déjà 35 collaborateurs en France en
région parisienne sur 2 500 dans le monde.
En venant dans la région, il se rapproche de deux laboratoires
avec lesquels il collabore de longue date : le Léti-CEA à
Grenoble et l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne)
en Suisse.
Devoteam Siticom, groupe spécialisé
dans le conseil en infrastructure télécoms et en e-business
et présent dans huit pays européens, s'implante à
Echirolles. Outre son expertise habituelle, cette équipe (dix
personnes au démarrage) développera des applications de
paiement électronique.
Couleur Communication Ecriture (CCE) délocalise
son siège parisien et sa recherche à Grenoble. Cette société
de six personnes créée en 1995 a développé
au départ une technologie de traitement colorimétrique
des images qui assure toujours 60 %de son CA actuel -soit 1 million
d'euros en 2002. Elle s'est ensuite diversifiée dans la formation
à distance pour les enfants hospitalisés.Depuis deux ans,
elle collabore avec un laboratoire de l'Université Joseph Fourier
à Grenoble, sur un projet de formation à la robotique
industrielle qui doit aboutir début 2003 à la création
d'une start-up.
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Dossier
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Le
SOI :un matériau dont l'avenir passe par l'Isère
Demain,
les puces seront massivement réalisées non plus sur des
plaquettes de silicium massif, mais sur des plaquettes de SOI ou silicium
sur isolant. C'est déjà le cas pour 4 à 5% des
circuits intégrés fabriqués dans le monde. Histoire
d'un matériau phare, dont le développement s'est fait
en grande partie en région grenobloise.
Le
SOI va peu à peu se substituer au silicium comme matériau
de base de la micro-électronique.Un mouvement irréversible
, assure Jean-Michel Lamure.
Sûr de ses convictions, le cofondateur de Soitec, qui revendique
déjà 80% du marché mondial du matériau SOI,
vient d'inaugurer à Bernin sa deuxième unité de
production, portant à plus de deux millions de plaques par an
sa capacité de production. Située juste en face du nouveau
site de ses voisins et clients STMicroelectronics, Philips et Motorola,
c'est aussi l'une des usines les plus performantes dédiée
à des tranches de 300 mm de diamètre -le format qui commence
à être utilisé par les majors de cette industrie
pour les composants les plus avancés. Un investissement de 85
millions d'euros pour la seule année 2002, qui va donner à
Soitec les moyens de suivre la montée en puissance des besoins
:en mars prochain, 400 personnes devraient travailler pour la société
contre 335 aujourd'hui.
En dix ans, la jeune pousse créée par d'anciens chercheurs
du laboratoire d'électronique de technologie et d'instrumentation
(Léti) du CEA, à Grenoble, a drôlement grandi.
Son pari ? Réussir à faire du SOI un matériau standard
pour les composants de masse, animant les téléphones,
consoles de jeux, capteurs de puissance pour l'automobile et tous les
objets portables.
Pour cela, un long bout de chemin a été parcouru ! Il
faut attendre le début des années 80 pour voir les premières
applications industrielles, dans le militaire et le spatial. Premier
avantage des circuits sur SOI :ils fonctionnent sans faillir dans les
conditions les plus critiques, y compris sous bombardements ioniques
ou dans des températures extrêmes. Ceci, grâce à
cette couche de matériau monocristallin isolant qui préserve
des perturbations le transistor (de plus en plus fin et donc de plus
en plus sensible)
Mais à cette robustesse s'ajoutent d'autres qualités quideviendront
de plus en plus précieuses avec l'évolution de la micro-électronique.
A consommation égale, les puces SOI fournissent une puissance
décuplée par deux :Philips a été le premier
à les utiliser dans un amplificateur audio.
Peu énergétiques, elles produisent moins de calories et
nécessitent moins d'être refroidies, ce qui est très
appréciable notamment dans les gros serveurs informatiques, mais
aussi pour les fabricants de téléphones portables, qui
gagnent en autonomie !
D'où le succès croissant du SOI.
Encore fallait-il croire et investir sur ce matériau, ce qui
n'avait rien d'évident il y a une vingtaine d'années.Le
laboratoire du Léti à Grenoble a été visionnaire.
Il a mis le paquet sur la R&D dans ce domaine et obtenu rapidement
des résultats publiés au niveau mondial, quand tous les
centres de recherche s'intéressaient plutôt au transistor
lui-même , rappelle Michel Bruel, chercheur au CEA à
l'origine de l'aventure.
La difficulté ensuite a consisté à produire de
façon industrielle et à moindre coût un monocristal
sans défaut. C'est là qu'interviennent les fondateurs
de Soitec.
A sa création en 1992, la jeune start-up met en uvre sur
la ligne pilote du Léti un procédé d'implantation
ionique, le Simox, encore utilisé par ses concurrents.
Quatre
ans plus tard, forte de la licence exclusive d'un brevet du Léti
déposé par Michel Bruel, la PME iséroise lance
une nouvelle technologie de fabrication, le Smart-Cut. Le Japonais SEH
l'aide à financer sa première usine.Aujourd'hui, ce procédé
est en passe de s'imposer comme un standard du marché :SEH vient
de lancer sous licence d'exploitation
sa propre source de production au Japon.
Nous sommes en pourparlers avec d'autres licenciés potentiels
dans le monde, ce qui permettra de diversifier les possibilités
d'approvisionnement pour nos clients , dévoile Jean-Michel
Lamure.
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D'autres
développements attendus
La miniaturisation des circuits et le boom
des nanotechnologies font aussi le lit du SOI. Cette technologie
se révèle en effet idéale pour obtenir les
couches très fines, requises par les circuits de nouvelle
génération
En marge de sa nouvelle unité,
Soitec vient de construire à Bernin un laboratoire commun
de 600 m2 avec le Léti, son partenaire depuis toujours,
qui planchera sur ces nouvelles applications.
Soisic se penche sur la conception des circuits
SOI.
L'un des problèmes actuels du SOI réside dans le
design des circuits.
Soisic, une start-up créée en avril 2001 par deux
chercheurs du CEA Grenoble, est la première à commercialiser
des outils automatisés, dédiés à ceux
qui conçoivent des puces avec cette nouvelle technologie,
et qui sont compatibles avec les logiciels de CAO existants. Forte
d'une première levée de fonds de 4 millions d'euros,
la jeune société grenobloise
emploie déjà 25 salariés, dont 12 dans son
antenne parisienne. Elle lance aujourd'hui son premier produit.
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Bloc-Notes: |
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De l'eau au musée
Pont-en-Royans
est déjà connue pour ses maisons suspendues au-dessus
de la Bourne. La commune du Vercors se dote d'un nouvel attrait touristique
avec son Musée de l'Eau.
Ouvert
en juillet dernier, dans une ancienne usine d'appareillage électrique
bordé par la rivière, le site superbement aménagé
par l'architecte italien Andrea Bruno invite les visiteurs petits et
grands à découvrir l'élément liquide sous
toutes ses formes.
Une fois franchi le gros scaphandre de l'entrée, ces derniers
pourront marcher sur l'eau via une passerelle transparente avant de
plonger dans l'exposition.
Fluide et rafraîchissante, la scénographie signée
par Jean-Noël Duru les abreuvera de sensations et de connaissances,
des zones tempérées aux climats polaire et tropical. La
commune de Pont-en-Royans, instigatrice de cet ambitieux projet de 5
millions d'euros, espère attirer 40 000 personnes par an dans
son musée -qui intègre aussi un hôtel-restaurant
au bord de l'eau et sa salle de séminaire..
Saint-Exupéry
prend son envol
L'aéroport rhônalpin entend s'imposer comme la deuxième
plate-forme française.Misant sur une forte progression du nombre
de passagers, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon lance un
programme d'investissement de 376 millions d'euros qui va multiplier
par deux sa capacité d'accueil du terminal des vols nationaux
d'ici à 2006. L'ambition est d'accueillir 8millions de passagers
à cet horizon et 18 millions en 2010, contre 6 millions
Gastronomie
Le
restaurant Les Terrasses, au Grand Hôtel d'Uriage-les-Bains, vient
de rentrer dans le cercle fermé des quelque 70 restaurants français
arborant deux étoiles au Guide Michelin.
Le
fameux guide gastronomique, qui lui avait attribué sa première
étoile voilà seulement deux ans, consacre ainsi dix années
de travail accomplies par son chef Philippe Buissou et Stéphane
Cano, directeur de l'établissement. Dans les assiettes, pas de
spécialités maison mais un festival de saveurs, de textures
et de couleurs qui artistiquement associées, mettent tous les
sens mais aussi l'esprit en éveil
Initié au sucré dans la pâtisserie paternelle, Philippe
Buissou officie aux fourneaux avec talent, secondé par une équipe
d'une douzaine de personnes.Le raffinement de l'accueil complète
le plaisir.Ici, on n'a jamais fait la course aux étoiles.
Notre recette, c'est de toujours nous remettre en question , assurent
les deux associés avec modestie. Avec un double macaron au Michelin,
une nouvelle clientèle venue de l'extérieur fait désormais
escale aux Terrasses.Depuis trente ans, aucune autre table de la région
grenobloise n'avait obtenu cette double distinction !
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